- Mesurez vos allées AVANT de regarder un catalogue
- Charge maximale + hauteur de levage = type d’équipement
- Le prix d’achat compte pour 40% du coût réel sur 5 ans
- L’électrique domine le marché intérieur, le thermique reste pertinent pour l’extérieur
Les 4 questions qui déterminent votre équipement
Dans les entrepôts que j’équipe en région PACA, l’erreur la plus fréquente reste la sous-estimation de la largeur d’allée. Sur le terrain, ça se traduit par des manœuvres laborieuses et des rayures sur les palettiers. Aux termes de l’arrêté du 30 juillet 1974, la largeur minimale en sens unique doit correspondre à la largeur du véhicule augmentée d’un mètre. En double sens, comptez deux fois la largeur des chariots plus 1,40 mètre.
Soyons clairs : avant de feuilleter le moindre catalogue, posez-vous ces quatre questions. Dans cet ordre.
Quel équipement pour votre entrepôt ? 4 questions pour décider
- Quelle charge maximale manipulez-vous ?
Moins de 1,5 tonne → Transpalette électrique ou gerbeur. Entre 1,5 et 3 tonnes → Chariot frontal ou mât rétractable. Plus de 3 tonnes → Chariot à contrepoids lourd ou télescopique.
- À quelle hauteur stockez-vous ?
Moins de 3 mètres → Transpalette ou gerbeur suffisent. Entre 3 et 6 mètres → Chariot frontal compact. Plus de 6 mètres → Mât rétractable ou chariot tridirectionnel.
- Quelle est la largeur réelle de vos allées ?
Moins de 2,5 mètres → Gerbeur accompagnant uniquement. Entre 2,5 et 3 mètres → Mât rétractable. Plus de 3,5 mètres → Chariot frontal classique possible.
- Usage intérieur, extérieur ou mixte ?
100% intérieur → Électrique sans hésitation. Extérieur dominant → Thermique diesel ou télescopique. Mixte fréquent → Électrique robuste ou GPL sous conditions.
Pour approfondir les spécificités de chaque machine, consultez notre dossier sur les types de chariots élévateurs à fourches utilisés en logistique.
Chariot frontal, gerbeur ou transpalette : le match selon votre métier

Franchement, 80% des entrepôts que je visite n’ont besoin que de trois types d’équipements. Le reste, c’est du matériel spécialisé pour des configurations très particulières.
Pour les PME industrielles cherchant un accompagnement terrain, le recours à un concessionnaire Manitou permet de bénéficier d’un audit configuration avant achat et d’un suivi maintenance adapté à votre région.
| Type | Usage optimal | Allée minimum | Budget neuf |
|---|---|---|---|
| Transpalette électrique | Déplacement sol, quais | 1,5 m | 2 000 – 5 000 € |
| Gerbeur accompagnant | Gerbage jusqu’à 5 m | 2 – 2,5 m | 4 000 – 10 000 € |
| Chariot frontal électrique | Polyvalent, charges lourdes | 3,5 m | 15 000 – 35 000 € |
| Télescopique | Extérieur, BTP, agricole | 4 m+ | 40 000 – 80 000 € |
Mon conseil pour un premier équipement : commencez par le transpalette électrique. Il couvre 60% des besoins quotidiens et vous permet de tester vos flux avant d’investir dans du plus lourd. J’ai vu trop d’entreprises acheter un chariot frontal « au cas où » qui finit par servir deux fois par semaine.
Électrique, thermique ou gaz : ce que personne ne vous dit sur les coûts réels
Ce qui m’agace dans 90% des devis que je vois : on vous donne le prix d’achat. Point. Mais le coût total de possession sur 5 ans, personne n’en parle.
Le piège du prix d’achat : Un chariot thermique moins cher à l’achat peut coûter 30 à 40% de plus sur sa durée de vie. Énergie, maintenance, pièces détachées : ces postes explosent les économies initiales.
Selon une étude 2025 de Global Market Insights, les batteries lithium-ion atteignent une efficacité énergétique de 95%, contre 80% pour les batteries plomb-acide traditionnelles. Sur une utilisation intensive, ça représente plusieurs centaines d’euros d’économie annuelle en électricité.
200 à 2 000 €/an
Fourchette d’entretien annuel selon le type de chariot
D’après l’analyse HelloPro sur les coûts, l’entretien d’un chariot élévateur électrique se situe dans le bas de cette fourchette, tandis que les thermiques diesel tirent vers le haut. Sans compter les contrôles techniques obligatoires.
Cas client : coopérative agricole près d’Avignon
J’accompagne cette coopérative depuis 2022. Leur entrepôt de 2 000 m² tournait avec un chariot thermique vieillissant. Problèmes de ventilation, fatigue des opérateurs, plaintes récurrentes. On a basculé sur un chariot électrique batterie lithium. Résultat : autonomie suffisante sur deux équipes, plus de problème d’air, et une facture énergétique divisée par deux. L’investissement a été amorti en 18 mois.

Vos questions sur le choix d’un chariot de manutention
Faut-il le CACES pour conduire un transpalette électrique ?
Le CACES n’est pas légalement obligatoire. En revanche, selon l’article R4323-56 du Code du travail, l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur est obligatoire. Elle valide trois points : aptitude médicale, formation adéquate, connaissance des lieux. Le CACES reste le moyen le plus reconnu pour justifier cette compétence.
Occasion ou neuf : que choisir pour un premier équipement ?
Mon avis tranché : pour un transpalette ou gerbeur, l’occasion certifiée représente un excellent rapport qualité-prix. Pour un chariot frontal, privilégiez le neuf ou la location longue durée. Les coûts de remise en état sur les modèles anciens dépassent souvent les économies réalisées à l’achat.
Location ou achat : quelle est la meilleure option ?
Si vous utilisez le chariot plus de 1 200 heures par an, l’achat devient rentable sur 4-5 ans. En dessous, la location longue durée inclut généralement la maintenance et vous évite les mauvaises surprises. Pour les pics d’activité saisonniers, la location courte durée reste imbattable.
Quelle autonomie réelle pour un chariot batterie lithium ?
Comptez 6 à 8 heures d’utilisation intensive sur un chariot 2 tonnes équipé lithium-ion. L’avantage majeur : la charge opportuniste. Branchez 20 minutes pendant la pause, vous récupérez 15-20% d’autonomie. Impossible avec les batteries plomb qui exigent des cycles complets.
La VGP est-elle vraiment obligatoire chaque année ?
La Vérification Générale Périodique est une obligation réglementaire. Pour les chariots élévateurs, la fréquence recommandée est semestrielle. Cette inspection couvre l’état de conservation, les freins et tous les dispositifs de sécurité. Ne la négligez pas : en cas d’accident, l’absence de VGP à jour engage directement votre responsabilité pénale.
Pour approfondir votre réflexion au-delà du matériel de manutention, consultez notre guide pour choisir vos outils logistiques.
Votre plan d’action avant de contacter un fournisseur
- Mesurer la largeur réelle de vos allées les plus étroites
- Lister vos charges maximales et hauteurs de gerbage
- Estimer votre volume horaire d’utilisation annuel
- Demander 3 devis avec TCO sur 5 ans, pas uniquement le prix d’achat
Plutôt que de conclure, posez-vous cette question : votre prochain chariot doit-il s’adapter à votre entrepôt actuel, ou anticipez-vous une évolution de vos flux dans les 3 ans ? La réponse change radicalement l’équipement à privilégier.
